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Enquête mortalité hivernale 2012

 

Comme chaque année depuis la mise en place des enquêtes portant sur les pertes hivernales, l’ADARA a effectué une analyse des données régionales pour l’hiver 2011/2012.

 14 apiculteurs sur 39 sélectionnés en amont ont répondu à l’enquête. Cette enquête a concerné un total de 4896 ruches (5840 en 2011 pour 20 apiculteurs l’an dernier) mises en hivernage sur  83 ruchers.

Le taux de pertes des colonies à la sortie d’hivernage 2011-2012 de  22,50% est supérieur à celui de l’an dernier qui était de  19,6%  (rappel : il était de 33% en 2009/2010).

Le terme « pertes » englobe les colonies mortes, mais aussi celles éliminées par l’apiculteur pour ces motifs : malades, orphelines, bourdonneuses et faibles.

 

Détail de ces pertes :

·  52% de colonies mortes pour l’ensemble des pertes, 47% en 2011

·  19% de bourdonneuses ou orphelines, 13% en 2011

·  24% de colonies « faibles », 33% en 2011

·  34% de colonies de type « CCD effondrement » 18% en 2011

·  17% de causes  indéterminées, 10% en 2011

·  4% pour causes de pathologies, 7% en 2011

·  2% autres, famine, accident, vol, etc.

 

Cette enquête est faite sur une moyenne de 349 ruches par apiculteur, la moyenne des pertes étant de 78 colonies par exploitation contre 61 l’an dernier pour 286 par apiculteur.

Il est difficile bien sûr de comparer avec l’enquête de l’an dernier du fait du moindre retour de questionnaires obtenus.

Néanmoins, il est à noter l’augmentation importante du pourcentage de pertes dans la catégorie « CCD effondrement » dite aussi « colonies réduites à une petite grappe ».

Les écarts de pertes toutes catégories confondues s’échelonnent, pour le plus bas taux, de 6% au plus haut à 74% !

Seules deux exploitations se situent en dessous de 10%, cinq sont en dessous de 20%, quatre sont en dessous de 30%, les deux restantes étant sévèrement atteintes avec des taux au-delà de 50%.

L’enquête  ne permet pas de dire si tel ou tel moyen de lutte et sa mise en œuvre  contre varroa est à mettre sinon en cause, au moins en doute.

Les molécules utilisées se répartissent en «tiers » parmi les méthodes utilisées en traitement d été, amitraze « artisanal » et conventionné confondus, le thymol artisanal majoritaire par rapport à Apilife Var, un apiculteur a utilisé l’acide oxalique,

En traitement hivernal hors couvain, pour moitié on retrouve soit l’acide oxalique soit l’amitraze.

L’ensemble des apiculteurs a procédé à des nourrissements de complément au cas par cas, sauf deux qui ont pratiqué du « systématique ». Deux tiers d’entre eux ont eu recours à du Candi. L’automne doux est une remarque qui revient systématiquement, ainsi que de la moyenne à bonne disponibilité des ressources en pollen et nectar autour des ruchers d’hivernage.

Plus de la moitié des apiculteurs disent avoir eu des colonies majoritairement fortes (au-delà de 80% du cheptel) à la mise en hivernage. Pour les autres, majoritairement, ils ont estimé des colonies moyennes pour moitié de leur cheptel et plutôt faible pour l’autre moitié. Ci-dessous un tableau mettant en vue les taux de pertes et les systèmes d’élevage (le formulaire ne demandait pas l’âge des reines cette année).

 

 

  Où l’on voit que là aussi il ne peut être fait de lien entre les pratiques d’élevages et les taux de pertes.

 

NB : indépendamment de cette enquête nous avons procédé ce printemps à 7 visites chez des apiculteurs ayant enregistré de lourdes perte de types « effondrement » (un seul se retrouve par hasard parmi les sélectionnés de l’enquête ITSAP) et c’est bien le fait marquant de cette sortie d’hiver. Le seul point commun était que tous ces ruchers atteints étaient situées en zone de culture, soit pour l’hivernage soit durant la période estivale de la préparation à l’hivernage.
En conclusion, il convient peut être d’attirer votre attention sur cette partie cruciale pour le maintien de votre cheptel : la préparation à l’hivernage, beaucoup de rigueur sur vos traitements varroa même si cela ne parait pas être la cause évidente de ces pertes.